AppDays 2013 – J1 – quelques trucs à retenir autour du mobile

Cette semaine a lieu la seconde manifestation AppDays à l’IBM Client Center à Paris. Pendant deux jours, des intervenants prestigieux, des techniciens et des consultants viennent nous parler des enjeux et solutions autour des applications mobiles.
Ce jeudi, nous avons vu entre autres Amazon, Adictiz, Applidium, 1Button, Edjing ou encore Google. Notes et moments forts de cette journée.

Après une accueil des plus sympathique autour d’un bon café et de viennoiseries, Amazon ouvre le bal de l’édition 2013 des AppDays et nous parle de son AppShop, magasins d’applications pour les appareils Android et Kindle Fire.
Eric Bergaglia, responsable des initiatives mobiles de la société, nous rappelle l’importance de l’AppShop d’Amazon et la facilité de publication d’une application. Le principal intérêt de l’AppShop est de pouvoir toucher rapidement de nouveaux clients sur les appareils d’Amazon. On nous précise aussi que le Kindle Fire est aujourd’hui le leader des tablettes Android aux US.

Le principal argument pouvant vous pousser à débarquer sur l’AppShop est la possibilité de bénéficier de toute la puissance du magasin d’Amazon (livres, films et autres articles en vente) pour cibler plus facilement et précisément les futurs clients en fonction de leurs habitudes/préférences d’achats. Par exemple, une application autour d’un héros sera mise en avant sur les livres et films qui parlent de ce héros mais aussi autour des objets relatifs à ce personnage.

Adictiz, qui a présenté une belle intervention, nous raconte comment le levier social peut être un accélérateur de croissance d’une application mobile et quels sont les points importants à connaitre pour y arriver. Charles Christory, fondateur de la société, nous fait une piqûre de rappel sur l’importance de la présence d’un service sur les multiples plateformes mais aussi de pouvoir garantir une meilleure continuité dans l’utilisation du service entre son smartphone, son ordinateur ou sa tablette grâce aux réseaux sociaux.
Lors de la présentation détaillée des différentes apps d’Adictiz (Paf le Chien pour la plus connue), il nous conseille d’utiliser les réseaux sociaux dans les apps pour valoriser un contenu (gain de vie par ex.) ou une personne (scores de mes amis). Charles Christory nous incite à intégrer les réseaux sociaux dans nos application et ce de façon profonde (pas seulement un bouton j’aime mais utiliser l’OpenGraph).

Paf le Chien +
Paf le Chien + 
v1.2.10 - 203.3 Mo - Gratuit 
SUPERPROD

Je suis ensuite parti faire un petit tour à l’atelier « Bien exploiter les nouveautés d’iOS 7 », animé par Iman et Jérémie de One More Thing Studio. Un excellent atelier avec des démos efficaces sur UIKitDynamics !

Retour dans la salle Plénière du grand bâtiment IBM avec l’intervention de Romain Goyet de Applidium autour du thème des tests d’applications.
Pour résumer, il existe deux types de tests: les tests manuels et les tests automatiques.
Les tests manuels sont faciles à mettre en place puisqu’ils ne nécessitent pas de connaissances techniques ni de code mais sont plutôt ennuyeux et répétitifs pour le testeur. À l’inverse, les tests automatisés demandent l’écriture de code pour réaliser les tests et sont beaucoup moins ennuyeux pour le testeur. Ils évitent aussi les régressions qui peuvent arriver lors de la modification de certaines parties de code.
La rédaction de ces tests prend du temps mais peut s’avérer bénéfique si l’application a besoin d’être « solide ». Par exemple, le projet SQLite dispose de 108 000% de lignes de code (donc plus de lignes de code que de code exécuté).

Jérémie Francone, fondateur de 1Button, nous a parlé des nouvelles tendances du design d’interface sur mobile. Voici les quelques points essentiels à retenir :
Le flat design, popularisé avec iOS 7, peut déranger l’utilisateur qui peut ne pas arriver à distinguer les boutons ou textes dans une interface plate et sans ombres.
Dans la réalisation d’une interface multi-supports, il est important de se concentrer sur le plus petit appareil visé mais surtout sur celui le plus utilisé dans la cible de votre produit. Ensuite, il est plus facile de décliner les interfaces vers des écrans plus grands en ajoutant quelques fonctionnalités. Cette méthode de travail et conception offre une réelle concentration sur les fonctionnalités et services essentiels qui seront proposés sur le mobile.
Jérémie nous donne aussi son point de vue sur la présence d’un écran de guidage (ou walkthrough) dans une application et nous conseille de ne pas trop le charger en voulant présenter l’intégralité des fonctionnalités du produit.
Il revient aussi sur le rôle des animations et du sens apporté. Par exemple sur l’application Plans d’iOS, lors d’une recherche d’un point d’intérêt, le plan se déplace directement sur le point trouvé par un mouvement de translation. Dans Google Maps, la caméra effectue un survol (avec un peu de plongée) du point actuel au point recherché. Ce mouvement nous indique de façon détournée la direction pour rejoindre le point cherché.
Dernier petit truc, l’utilisateur n’aime pas attendre et certaines applis l’ont bien compris en modifiant l’affichage d’une vue en supposant que la requête associée ait été réussie (sélection d’un bouton J’aime alors que la requête n’est pas encore partie).

+1
+1 
v1.2 - 1.9 Mo - Gratuit
L'application n'existe plus sur l'App Store 

Après un bon déjeuner, c’est au tour des évangélistes de Microsoft, David Cahute et David Rousset, de venir nous parler de WebGL et HTML5 pour la réalisation des jeux cross-plateformes. On y découvre un projet personnel des deux intervenants, Babylon.JS, qui est une bibliothèque de gestion pour WebGL dans les Canvas HTML5. Un projet Open Source et très intéressant puisqu’il est possible, via un script Python, d’exporter directement des scènes Blender pour une utilisation avec Babylon.JS.

A peine digéré, c’est Jean-Noël Périchon, directeur digital chez McDonald’s, qui vient nous conter l’histoire technologique du fast-food. Voici en bref les quelques clés. McDonald’s est la première marque à fournir le wifi gratuit en magasin. Une petite révolution qui aura attiré quelques affamés de WiFi. Au nouveau du parc des machines, sauf si vous avez des Tickets Restaurant, vous faites peut-être partie du quart des clients de McDonald’s qui commande sur les bornes en restaurant. D’ailleurs, McDo possède plus de 50% du parc des bornes de commande en magasins en France.
Avec le lancement de la Commande en ligne et récupération en restaurant cette semaine en France, la société du HappyMeal souhaite transformer chaque smartphone du consommateur en borne de commande (pratique et pas cher). J.-Noël revient aussi sur un des facteurs clé du succès des applis mobiles pour sa marque en nous incitant à être présent le plus rapidement possible lors du lancement de nouvelles technologies et ainsi bénéficier d’une mise en avant sur les magasins d’applications.

McDo France
McDo France 
v5.4.10 - 54.1 Mo - Gratuit 
McDonald's France

Lui aussi il a la frite car sa société française Sparrow SAS est désormais du côté de MoutainView chez Google, Hoa V. Dinh, fondateur de Sparrow, le fameux client mail pour Mac et iPhone nous a raconté son histoire.
Sparrow est née par la volonté d’avoir une application native sur Mac qui ressemblait et comprenait les fonctionnalités de l’interface web de Gmail.
L’un des paris intéressant est que Sparrow a réussi à se vendre sur le Mac App Store alors que le système possède déjà un client mail natif. Oui, un design et une idée ça se paye. Même constat une an après avec le lancement du client Sparrow sur iPhone, la version payante et améliorée de l’application Mail existante. Pari réussi pour Hoa qui s’est fait absorber par Google quelques mois après !

Sparrow
Sparrow 
v1.3.5 - 11.1 Mo - 2.99 EUR
L'application n'existe plus sur l'App Store 

Retour des jeunes entrepreneurs Grenoblois de chez 1Button qui nous livrent des conseils précieux pour ne pas faire d’erreurs dans le développement d’un produit mobile.
Premier point, se concentrer sur les fonctions principales pour proposer un produit solide et stable et ensuite se garder des fonctionnalités pour la suite et proposer des « améliorations » à l’utilisateur.
Second point, étonnant mais à appliquer absolument, ne pas ajouter des fonctionnalités pour flatter son ego et faire l’app la plus complète. Cela ne nous permet pas de nous concentrer suffisamment sur l’application et son objectif principal. Le développeur ne doit pas, sous prétexte qu’il trouve cela sympa et que ça ne lui prend que 5 lignes de code, vous imposer et inclure ces « special/secret features » dans le projet. On y gagne du temps et des bugs en moins.

Mr Mood
Mr Mood 
v2.2 - 2.4 Mo - 1.09 EUR 
1Button SARL

Dernier intervenant de la première journée des AppDays 2013, Guillaume Passaglia, co-fondateur de Beta&Cie (et fan de Granolas) nous explique les points importants de la monétisation des utilisateurs avec la publicité dans les applications. Par exemple, il ne faut pas passer par des API pour afficher la publicité in-app mais plutôt préférer les SDK qui sont plus robustes et mieux intégrés en natif avec les appareils.
Il nous conseille aussi de ne pas céder aux offres trop alléchantes des régies publicitaires, de faire jouer la concurrence et de bien négocier son contrat (clauses de non-exclusivité par exemple). Guillaume nous alerte aussi sur la perte des utilisateurs qui, si la publicité est trop présente ou mal présentée (vidéo de 30sec sans fermeture) peut amener à l’abandon de l’application.

VDM Officiel
VDM Officiel 
v4.2.1 - 157.9 Mo - Gratuit 
Beta&Cie

La suite de cette conférence AppDays 2013 dans l’article du J2.

Auteur: Benoit DELDICQUE

Actuellement en poste sur Strasbourg, je suis en charge de la conception et la réalisation d'applications iOS pour iPhone, iPad et iPod touch.

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